Rien n’empêche de l’écouter en 2 ou 3 fois, et il est quantité d’albums de durée «normale» loin d’être parfaits du début à la fin. Les 45 mn étaient le carcan du vinyl, à l’apparition du CD , en dehors du son numérique ça devait permettre aux artistes de laisser libre cours à leur inspiration, qui sont très rares à avoir utilisé ce bonus temps, préférant sortir derrière, des inédits en CD 2 ou 3 titres !! Il en est pareil des films, JP Mocky aux films d’une heure vingt, claironnait que les films plus longs que les siens le faisaient chier, alors qu’il y a des chefs-d’œuvre de 3 heures, 4 heures
mon problème est précisément là, je suis incapable d'écouter un album et de le couper, de le passer dans le désordre ou un seul titre séparé du reste.
En tout cas, ça me marque moins quand je suis obligé de le faire. C'est pour ça que le White album est loin d'être mon préféré alors qu'il comporte une blinde d'excellents titres.
et je ne supporte pas non plus la musique passée en fond sonore, pour moi ça devient du bruit. à l'exception des écoutes dans la rue/métro.
j'écoute rarement de la musique, mais toujours de façon active (je ne fais rien d'autre et je me concentre dessus).
Et autant j'aime bien mellon collie, autant il n'aurait rien perdu de sa force en se limitant aux 10/12 meilleurs titres.
Choisir ce qu'on retire d'un disque, ça fait parti intégrante de la création.
Perso, quand je sors un disque de 25/30 minutes, j'avais de la matière pour en faire 50/60 et c'est parfois un crève cœur de mettre à la corbeille un titre sur lequel j'ai bossé des semaines/mois. mais je privilégie toujours le flow de l'album et la cohérence.
C'est ce que SPD a voulu faire avec Wall of eyes aussi, il s'est un peu battu pour se limiter à ces 8 titres là et on voit bien à la lecture des tracklists envisagés que ça aurait été beaucoup plus indigeste sans son apport. la réussite de cet album tient au fait que tout s'enchaine avec fluidité.
La musique c'est pas comparable au cinéma, ça ne mobilise qu'un seul sens et ça demande une implication émotionnelle constante pour s'y connecter vraiment.