Je trouve que les œuvres de Stanley Donwood fonctionnent bien avec l’univers musical du groupe, sur les pochettes, les éditions collector, que ses œuvres et celles de Thom Yorke sont bien évidement liées à l’identité, à une dimension artistique de Radiohead, elles sont maintenant intimement liées à nos écoutes, à notre rapport à Radiohead, parce que ces images font partie de Radiohead, mais… certaines d’entre-elles ne dépassent pas ça. Les toiles de l’expo l’année dernière étaient assez affreuses dans une muséographie. Il faut dire aussi, sérieusement, tin art man, la galerie, sur le plan artistique, c’est très contestable, limite mauvais goût. Il y a un côté touchant à ce que lui et Thom soient des camarades d’école d’art qui peignent encore ensemble, qui s’amusent et créent ensemble. Malgré tout…
Cette phase on expose, maintenant pour la biennale de Venise (alors que c’est du off), l’expo numérique récemment, c’est assez triste, peu enthousiasmant sérieusement. Je ne veux pas paraître trop dure. Au lycée, quand j’ai eu pour la première fois KID A dans les mains, j’ai trouvé ça fabuleux. Même sa série de Lino est impressionnante. Mais là je trouve que ça ne vole pas très haut. Il suffit de regarder les événements ou les expos auxquelles il participe, ce n’est pas la panacée du monde de l’art. Sans vouloir non plus jouer à l’esthète ou les snobs, mais toutes ces expos, c’est un peu désolant. Ca sent un peu le cocktail londonien. Et le bunker, c’est une faute de goût absolue, c’est prendre les gens pour des idiots, avec le prix des billets pour voir des répliques des peintures (même pas les originaux, bien qu’ils ne décident pas tout dans ce cas là, je pense). J’ai tellement aimé KID A, Amnesiac, mais là ces visuels, les écrans, c’est d’une laideur innommable. Nous vivons de plus en plus dans un monde où celui, celle qui reçoit n’est plus repecté.e, est seulement pris ou prise pour un consommateur, consommatrice abruti.e. Là, c’est le cas.