Je suis aussi le gars que je décris, mais je t'avoue que je n'ai pas encore eu la curiosité de me renseigner à ce sujet, en grande partie parce que j'aime particulièrement apprendre à faire les choses par moi-même, quitte à ce que ça soit moins impressionnant que ce que j'aurais voulu.
Mais j'ai inclus des cordes aussi sur mon dernier album et franchement, c'est une tannée si on ne dépense pas 500 balles dans des vst performants pour avoir un truc qui sonne vraiment comme un ensemble d'instruments acoustiques et pas juste un synthé et devoir passer derrière des heures et des heures et des heures à faire du cache misère juste parce qu'on a pas les moyens de faire mieux et plus pratique.
Mais en soi, je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas, j'imagine que les logiciels d'ia musicaux fonctionnent aussi via des prompts, donc qu'on peut leur demander de générer une piste symphonique à un certain tempo, sur un certain nombre de mesures et en suivant une progression harmonique précise.
Le débat secoue beaucoup le secteur du jeu vidéo aussi et on voit tout de suite ces outils comme un moyen de réduire les coûts.
C'est évidemment une possibilité qui va se concrétiser dans beaucoup de studios, mais pour certains, ça pourrait être un moyen de générer automatiquement une carte par exemple (boum des montagnes, des rivières, des plages, des marais, des plaines qui se succèdent de façon cohérente), s'économiser des mois de travail fastidieux pour pouvoir passer plus de temps derrière sur ce qui fera l'identité dudit jeu. Des bâtiments faits mains et visitables, des quêtes mieux écrites et construites, etc. etc. est ce que c'est ça que vous retiendrez au final ou vous passerez des heures à regarder les arbres et les rochers?
L'usage qu'on en fait peut être cadré et limité à toutes les taches pour lesquelles un apport humain créatif n'apporte pas une grande valeur ajoutée.
Après, est-ce que ça va être destructeur en terme d'emploi? C'est une évidence malheureusement mais on ne peut pas juger une technologie uniquement sous ce prisme, sinon le métier à tisser mécanisé serait encore de la science-fiction.