Au contraire, s'épargner une guerre et donc des morts civils pour capturer un type qui s'est auto-désigné Président contre le résultat des urnes et que l'ONU désigne comme coupable de crimes contre l'humanité, me semble le meilleur résultat qu'on puisse obtenir. Ensuite, qu'il s'agisse de narco-état ou "narco-terrorisme", le résultat ne change pas grand-chose. C'est une charge en plus. Ce sale boulot aurait dû revenir à l'ONU si elle n'était pas paralysée par ses propres règles absurdes. Le problème, c'est que Trump s'est arrogé le droit de le faire à sa place - ce qui arrange bien tous ceux qui dénonçaient le régime sans la moindre action - et qu'il va, comme tu dis, ouvrir la voie aux autres superpuissances nucléaires.
Le Chili se serait épargné des dizaines de milliers de morts et de prisonniers torturés si la Grande Bretagne avait envoyé ses commandos capturer Pinochet 20 ans avant son arrestation à Londres. Si on avait suivi les règles du droit international telles qu'elles existent, Maduro serait mort tranquillement comme Chavez durant son mandat et sans procès.
La souveraineté d'un Etat devrait être sacrée... sauf quand son régime repose sur la prise du pouvoir par la force, contre la volonté du peuple. Ce n'est pas le cas de Taïwan ni de l'Ukraine ni du Danemark.
Je ne dis pas que la Communauté internationale devrait dégager tous les dictateurs. Mais quand il y a en plus crime contre l'Humanité, la question doit se poser.
Tu déplores d'un coté le droit de véto des grandes puissances à l'onu mais de l'autre tu te félicites que les pays inattaquables (les puissances nucléaires donc grosso modo les mêmes pays qui ont un droit de véto) puissent décider quel petit pays envahir ou pas sous n'importe quel prétexte. Au risque de suffisamment vexer une super puissance ennemie qui verrait un de ses pays
satellite allié se faire envahir. Bref, je ne vois pas ce qu'on y gagne à part renforcer les bras de fer en cours entre superpuissances dont on fait à peine parti.
"La souveraineté d'un Etat devrait être sacrée... sauf quand son régime repose sur la prise du pouvoir par la force, contre la volonté du peuple. Ce n'est pas le cas de Taïwan ni de l'Ukraine ni du Danemark."
Et qui le décide dès lors que tu laisses à Trump le pouvoir d'arrêter un chef d'état étranger pour être jugé aux USA par une juridiction nationale? Poutine pense que Zelensky se maintient à son poste en dehors de tout cadre électif et le traite de nazi.
La vérité du reste du monde n'est pas nécessairement celle des pays occidentaux.
Et si c'était le respect des urnes qui intéressait les USA le président élu en 2024 à la place du Maduro serait logiquement plébiscité par Trump pour reprendre les rênes, non?
En revanche, m'est avis que Nethanyahu, visé par un mandat d'arrêt international, pourra continuer à se promener librement quand il se rendra à Washington