Je reste persuadé que la rencontre avec Matthew Barney a fait autant de bien que de mal.
Elle ne l’a évidemment pas attendu pour "conceptualiser" sa musique mais la démarche arty a été amplifiée et je crois que c’est ce que certains anciens fans n’apprécient plus.
Attendre un retour à un format pop de 3 minutes est vain, d’autant plus qu’elle l’assume elle-même.
Ce que je trouve fascinant c’est la dualité de ce qu’elle a pu produire, par exemple avec Black Lake. Le morceau est une traversée de 10 minutes, aride pour certaines oreilles, tandis que les paroles sont viscérales, intimes, et on ne plus plus éloignées de toute "posture intello."
C’est ce qui fait qu’elle continue à m’embarquer depuis le 1er album. Sa musique parle aussi bien à la tête qu’au cœur voire aux tripes. La voir en concert et restituer ses différents albums a contribué à me les faire aimer encore plus.
Ça ne ressemble à rien d’autre. Malgré ses collaborations, elle garde la majeure partie du temps sa singularité et échappe aux modes. (Ce qu’on peut très difficilement dire d’une Madonna depuis beaucoup d’albums).
Bref, j’ai hâte de découvrir sa prochaine proposition et d’écouter ce qu’elle a à nous raconter.